Bonjour à toutes,
J’ai besoin de poser ça là, parce que je me sens complètement décalée et isolée en ce moment.
J’ai 42 ans, et après des mois de cycles totalement anarchiques et de fatigue inexpliquée, le verdict de ma gynéco est tombé : je suis en pleine périménopause. Honnêtement, j’ai pris une immense claque. Dans ma tête, la ménopause, c’était un sujet pour les femmes de 50 ans ou plus. Pas pour moi, pas maintenant.
Autour de moi, mes copines du même âge parlent de la scolarité des enfants, de leur carrière, de leurs projets… et moi, je me bats en secret avec des sueurs nocturnes et une baisse d’énergie que je ne contrôle pas. J’ai cette sensation hyper violente que mon corps a zappé une décennie entière et que je suis devenue “vieille” avant l’heure. C’est bête, mais j’ai l’impression que ma féminité en prend un sacré coup.
Je n’ose pas trop en parler à mon entourage parce que j’ai peur qu’on me regarde différemment ou qu’on me trouve “périmée”.
Est-ce qu’il y a d’autres quadras ici qui ont commencé leur transition aussi tôt ? Comment vous avez géré le choc psychologique ?
Merci de m’avoir lue, trouver cet espace me redonne un peu d’espoir…

Coucou ! Oh comme ton message me touche… Déjà, je t’envoie un énorme câlin virtuel parce que je sais exactement par quoi tu passes.
J’ai été diagnostiquée à 43 ans (j’en ai 45 aujourd’hui). Même claque, mêmes larmes dans la voiture en sortant de chez la gynéco, et ce sentiment horrible d’être “périmée” alors que dans ma tête, j’ai l’impression d’avoir toujours 25 ans.
Je veux te dire une chose essentielle : tu n’es pas vieille. On nous a tellement conditionnées à associer la ménopause aux cheveux blancs et au tricot que dès que ça nous arrive plus tôt, on a l’impression d’avoir un bug de fabrication. C’est juste un grand chambardement hormonal, pas une date de péremption ! À 42 ans, tu es vibrante, tu as toute la vie devant toi, et ta féminité ne s’arrête pas parce que tes ovaires ont décidé de prendre leur retraite anticipée.
Pour les copines, je te comprends à 100%. C’est super dur d’en parler quand elles sont à des années-lumière de ces problématiques. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis inscrite ici : pour pouvoir dire que j’ai trempé mes draps cette nuit sans qu’on me regarde avec pitié.
Dis-toi que tu es juste “en avance sur le planning” par rapport aux autres. Ne reste pas seule avec ce choc psychologique, viens papoter ici dès que ça ne va pas. Prends soin de toi, tu es une femme superbe et ce diagnostic ne change rien à ce que tu vaux !
Oh merci mille fois pour ton message, tu n’imagines pas le bien fou qu’il me fait… J’ai les larmes aux yeux en te lisant.
Le moment où tu parles des larmes dans la voiture en sortant de chez la gynéco, c’est exactement ce que j’ai vécu. Je me sentais tellement anormale. Te lire, savoir que tu as traversé ça au même âge et de voir à quel point tu es positive aujourd’hui, ça me redonne un souffle incroyable.
Tu as totalement raison, je vais essayer de changer de regard et de me dire que je suis juste “en avance sur le planning” plutôt que défectueuse. C’est fou comme un simple message d’une personne qui comprend vraiment peut enlever un poids énorme de culpabilité.
Merci pour ton câlin virtuel et ta bienveillance, je me sens déjà beaucoup moins seule ce soir. Je vais rester dans le coin pour qu’on continue à papoter ! 🤍